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12.03.2008

Flux électoraux : premiers élements sur l'électorat Démocrate à Landivisiau

La configuration des élections cantonales et municipales sur la ville de Landivisiau offre quelques élements intéressants pour mieux comprendre le comportement et les aspirations de l'électeur Démocrate landivisien.


En effet, la superposition des candidatures de Georges Tigréat et de Marguerite Bléas aux postes de Maire de la ville et de Conseiller Général, permet une comparaison directe entre les deux scrutins.

Tout d'abord, on peut remarquer que le nombre de voix exprimés pour les cantonales (4071) est nettement supérieur aux suffrages valides déposés pour la commune (3945, soit une différence de 126 voix). Cela est d'autant plus intéressant que le nombre de votants est légerement à l'avantage des municipales (4173 contre 4150).

Cela peut être interprété comme un refus de l'alternative sèche, un vrai deuxième tour droite-gauche, de la part des électorats non représentés aux municipales (MoDem et FN) : sur 558 voix collectées par les deux partis, au moins 126 (22,6%) n'ont pas souhaité favoriser un camp ou l'autre.

Les données ne permettent pas de déduire combien de ces 126 électeurs ont choisi le MoDem ou le FN.

Cependant, on peut raisonnablement poser l'hypothèse que les voix du FN aux cantonales n'aient pas profité à la gauche aux municipales. Ainsi, les 175 voix "gagnés" par le PS entre les deux scrutins (1770 contre 1595) proviennent probablement d'électeurs de Michelle Davesne-Morvan aux cantonales (44% des voix du MoDem).

Pour ce qui concerne l'ancien et nouveau Maire de Landivisiau, sa capacité d'attraction globale a été plus forte : 257 voix (de 1918 à 2175). Si on intègre des éléments qualitatifs d'analyse, on peut estimer l'électorat FN partagé à 50/50 entre le non vote et la droite.

Par conséquent, le nombre de suffrages "oranges" ayant viré au "bleu" peut être estimé à hauteur de 176.

Enfin, 45 électeurs MoDem auraient déposé un bulletin non valide (11% environ).

Bien que rudimentaire, cette analyse des flux montre des similitudes fortes entre profil de l'électeur Démocrate de Landivisiau et les analyses nationales.

Un électeur inclassable sur la dichotomie droite-gauche, sensible au pluralisme et à une approche non-partisane de la vie politique locale, se définissant par rapport au "moins pire" quand il n'est pas représenté, suffisamment peu idéologique pour se répartir presque identiquement entre sur les deux camps "classiques" en l'absence de "son" choix.

Des éléments d'analyse plus précis seront disponibles après le deuxième tour, où le FN est absent, même si des réflex de vote utile ou de démobilisation pourraient biaiser légèrement les chiffres.